Adeline Single Citadine

Textobourde : Me myself and my mobile…

Posted on: 30 septembre 2009

Haaaaa , le téléphone quelle merveilleuse invention ! Cependant, si le téléphone a révolutionné la communication entre les êtres, il l’a aussi nettement compliqué.

Il nous est tous arrivé de faire une erreur et de composer un mauvais numéro téléphonique. Depuis l’apparition des portables et de leurs répertoires intégrés la chose se complique et les erreurs se font de plus en plus récurrentes.

En effet, le fait de ne plus devoir composer un numéro, préalablement relevé dans un répertoire manuscrit, nous amène à négliger l’attention qu’on porte à cette action. Ce qui rend l’opération plus rapide la rend aussi plus périlleuse. Non que je considère le coup de fil comme une démarche audacieuse qui requière une concentration particulière. Mais soyons clairs, toutes les facilités technologiques qui sont mises à notre disposition aujourd’hui nous poussent à agir en assistés constamment « drivés » par les abrégés.

Aujourd’hui, appeler quelqu’un via sont portable se résume à appuyer sur une touche. Facile et rapide me direz-vous. Mais voilà, ce qui est aisé et vite fait, est parfois mal fait. D’où la multiplication des petites méprises quotidiennes. Certes, elles sont pour la plupart aussi  vite réparées que commises mais commises tout de même.

Il est devenu fréquent d’appeler quelqu’un portant le même nom que quelqu’un d’autre. Pour la simple et bonne raison que les deux noms se trouvent, du coup, juxtaposés au sein de notre répertoire…

Avec l’arrivée du texto les choses se compliquent. Car si la parole s’envole les écrits restent. Il est facile de négocier une  erreur de numéro, de façon verbale, au moyen d’un peu de répartie. Si celle-ci est vraiment gênante, il vous faudra sans doute user de votre imagination mais cela reste somme toute un exercice abordable. En revanche, il est beaucoup plus difficile de revenir sur un texto mal adressé.

Si l’on transpose cela à l’époque des communications épistolaires, on se figure au combien il est difficile de revenir sur une lettre adressée à la mauvaise personne ? Les choses s’enveniment encore si celle-ci ne devait, en l’occurrence, vraiment pas tomber sur le contenu de la lettre en question…

Et bien pour le texto c’est la même chose : texto envoyé = texto déchiffré. Et pour peu que la personne concernée ne soit pas la bonne, cela peu s’avérer très embarrassant. Les fameux accusés de réception deviennent alors votre hantise. Car s’il est possible d’intercepter une lettre avant que le destinataire n’en prenne possession, il est impossible d’annuler un texto « envoyé ». Si celui –ci est parti c’est de manière non négociable et surtout définitive.

On connaissait les mecs piégés par facebook, les adultères dévoilés sur des blogs et les tromperies faciles à filer sur les iPhones… Dans le genre beaucoup plus old school, il y a encore le téléphone portable de base qui vous grille avec un message.

Là où les choses se compliquent encore, c’est quand le destin n’est pas de votre côté. En plus d’être faussé par la technologie, censée vous faciliter la vie, vous êtes embrouillé par les intitulés. Et oui, il arrive que deux personnes de même nationalité ou non, portent le même nom. Hors la vie peut être vicieuse au point d’avoir attribué le même nom… à vos deux amants ! Bon d’accord, il faut déjà avoir deux amants et avoir vraiment la poisse. Car, si d’un point de vue logistique, il est plus aisé de retenir un seul prénom pour deux personnes occupant la même fonction, cela peut également devenir très compliqué à gérer.

Dès lors, dans le feu de l’action de la rédaction toujours plus rapide et concise de ces fameux textos, il arrive qu’on se trompe, qu’on face LA bourde, LA gaffe à ne pas faire, LA connerie qui vous punit : envoyer le texto au mauvais mec ! Et là : cata ! Au mieux vous trouvez une excuse bien ficelée, au pire vous perdez un amant en espérant pour vous que ça soit pas le meilleur des deux.  Bon il vous en reste toujours un mais prenez garde car c’est le genre d’anecdote qui se retrouve postée sur « vie de merde.com », facebook ou twitter et là, fini la belle vie frivole ! Vous voilà condamnée à vous justifier et à tenter de vous débarrasser d’une réputation qui vous suivra comme une mouche à caca.  Or, non seulement votre nature de « gougeate » (pour ne pas citer le terme employé par la gente masculine) est dévoilée au grand jour, mais en plus vous passée pour une abrutie. Désormais vous incarnerez l’imbécile qui n’est même pas capable de faire attention aux destinataires de ses textos.

Et pourtant, la maladresse est tellement vite effectuée. Sans vouloir me déculpabiliser, je dois bien avouer que cela m’est arrivé…

Et oui voilà toute la raison de ce préambule et de ce décorticage du phénomène social que j’ai nommé la « textobourde ».

Hier, chers lecteurs, j’ai fait une textobourde. Je suis donc une de ces maladroites, poisseuses qui rencontrent, à quelques jours d’intervalle, deux charmants garçons portant le même prénom. Mes deux histoires démarrent donc en parallèle. Nouvelles aventures signifient nouveaux numéros et nouveaux contacts. Jusqu’ici tout va bien. J’avais d’ailleurs bien géré la chose en veillant à les différencier lors de leur entrée dans mon téléphone. Voilà donc la mémoire de mon portable munie d’un « M. X» et d’un « M. X ciné » (de l’endroit où l’on c’était rencontré). Seulement voilà, la plupart des téléphones fonctionnent par ordre alphabétique. Ils ne prennent en compte que la première lettre d’un nom lorsqu’on effectue une recherche.

Pressée j’avais donc rédigé un texto destiné à « X ciné » et dans la hâte en tapant uniquement la lettre X sur mon clavier j’ai involontairement encodé le numéro de « X » (tout court). Mon texto parti vite, trop vite, dans l’univers des ondes traversant les airs et les réseaux pour atteindre le mauvais portable…

Heureusement pour moi le texto n’était pas trop compromettant. Cependant, « Mr X », à qui j’avais prétendue n’être pas libre ce soir là, m’a rappelé de suite. Me voilà prise au dépourvu quand la justification fut venue. Car c’est tout un art mesdames de savoir improviser une excuse dans la spontanéité sans que l’embarras ne s’entende à votre voix.

Enfin pour ma part tout c’est bien passé et ni l’un ni l’autre ne se doute de rien…

Moralité : mieux vaut écrire ses texto bien posée et mettre les éléments de différenciation AVANT les noms du répertoire, afin que deux prénoms identiques ne commencent pas par la même lettre.

Mauvaise fille me direz vous. Néanmoins, si je suis ici c’est aussi pour que vous appreniez de mes erreurs et que je vous refile tous les trucs et astuces de « single citadine » !

; )

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Nouvelle à Paris, j’aime la mode, la culture, les voyages, le théâtre beaucoup et les expos surtout !

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